La création du CLES remonte à 2001 et c’est C. Springer qui coordonna les premières expérimentations. L’auteur exprimait déjà à l’époque sa volonté de faire de la certification « le levier de la politique des langues » dans nos universités françaises. Cette volonté, largement relayée depuis par le MNESRI,   correspond aujourd’hui encore à l’une des missions dévolues au CLES. Des travaux de recherche très récents ont démontré l’impact positif de la certification sur l’enseignement dans le supérieur.

L’adossement du CLES au cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL) est très explicitement souligné dès le premier article de l’arrêté de 2016. La certification s’inscrit en effet dans la perspective actionnelle préconisée par le Cadre européen et propose une approche par tâches, étroitement corrélées entre elles, dans les cinq activités de communication langagière que sont la compréhension de l’écrit et de l’oral, l’expression écrite et orale et l’interaction orale.

S’il n’existe pas de préparation spécifique au CLES, un enseignement fondé sur l’approche actionnelle et des activités directement inspirées de la vie réelle constitue sans aucun doute le meilleur entraînement au type d’épreuves mises en place par le CLES. C’est également ce souci de réalisme, placé au centre des préoccupations des concepteurs de sujets, qui explique entre autres l’effet rétroactif très positif souligné précédemment.